Yo wassup everybody?! Wassup bengee?!

Ce blog n'est qu'un ramassis de pensées, de textes et d'opinions...



Je tiens à préciser que les textes et poèmes présents sur mon blog sont tous de moi. Donc, si vous voulez les prendres, les mettres sur votre blog ou je ne sais trop ou, ayez au moins l'indulgence d'écrire mon nom sous celui-ci.





Yo wassup everybody?! Wassup bengee?!

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 20:52

Modifié le samedi 26 septembre 2009 08:46

"Se suicider, c'est peut-être vouloir se donner une réponse à des questions qui n'en comportent pas." Maurice Toesca

Yo qu'est-ce ça fait de s'sentir mal quand tu peux même plus voir la rive ?
Quand tu déçois toujours ceux qui t'apprennent a vivre
Quand ça marche pu et tu persistes à rester ivre
Quand on t'questionne, toi même tu sais plus s'qui t'arrive



T'as beau essayer d'être correct mais y'a toujours de quoi
Autour de toi se trouvent des regards secs mais tu sais pas pourquoi..
T'avances d'un bord mais sans t'soucier d'ton avenir
Tu vois ta vie tomber à l'eau c'est ça l'pire..
Tu vis pas dans la même réalité, t'a tant d'rêve à réaliser..
Regarde autour de toi les gens s'en font sérieux t'as pas idée..
Changer d'peau serait moins pire.. t'as trop d'peine..
Si vous saviez comment c'est d'vivre dans la mienne..
Et tu t'efforces à rester fort parce que tu sais s'qui vient après..
Quand tu perds même ta raison d'vivre et que l'orage repart jamais..
Tu regrettes tout.. Même le jour de ta naissance..
Et face à vous j'me questionne même sur ma présence


Yo qu'est-ce ça fait de s'sentir mal quand tu peux même plus voir la rive ?
Quand tu déçois toujours ceux qui t'apprennent à vivre
Quand sa marche pu et tu persistes à rester ivre
Quand on t'questionne, toi même tu sais plus s'qui t'arrive


Mais qu'est-ce que ça fait de ce sentir mal quand tes même pu capable de rire?
Quand tu déçois ton entourage à force de perdre ton beau sourire
Quand les souvenir persistent et qu' tu bois pour oublier
Quand les questions se posent si on doit tenir ou plier
C'est sûr c'est dure la vie, j'ai l'impression qu'à chaque jours on m'en demande
Quand tu te sens soumis, faut tu te retourne et établir tes commandements
On vie pas tous la même histoire, ça faut l'admettre
Et si la situation est dure on est porté à la démettre
Toute question à son bon sens, mais les réponses elles en n'ont pas
Quand ta l'impression d'passé par quatre chemin et de faire les cent pas
Et parfois, on se sent seul, on se sent con et quand
Qu'on s'sent bien, c'est là qu'on sent que tout s'retourne par conséquent,
On doit vivre avec et assumer tout nos actions
S'remémorer les pires moments et dans s'temps là ou nous en étions
On est portés a regretter,c'est pourquoi nous unissons
Notre voix et le beat, ino,deseptik on uni l'son



Quesque ça fais de s'sentir mal quand pourtant tout semble pour le mieux
Quand tes proches sont là pour toi,mais tu veux rien savoir de eux
Quand t'a l'impression que tout t'arrive dans la vie, sans raison
Quand t'a l'présentiment que tu peux t'en sortir par pendaisont
J'ai souvent contesté,on peux dire que jsuis contestataire
Sur un monde qui m'répugne,so jfou l'contexte a terre
Tout ça pour dire que des vies comme la mienne y'en a pas dix pareilles
Mais quand la game repars on est portés à disparaitre


Parce que t'écoutes tout c'que les gens te disent , tu crois être fort mais ça te brise
Tu perds confiance en toi , t'as toujours peur que les malheurs te visent
Face à la vie , tu viens à croire qu't'es pas a la hauteur
Tu perds tout tes bonheurs , t'oublis qu'ta vie c'est toi qui en est l'auteur
Tu continues dans l'mauvais sens , c'est ca qu'les autres font..
T'es piégé par le vice et d'temps en temps tu t'dis que dans l'fond..
Qu'est-ce ca fait si j'sais qu'tu vas pleurer pareil ?
Si t'es celui qui a choisit d'vivre une vie pareille





Parce que je veux simplement croire que tout va bien aller... Wish somebody would tell me i'm fine...
"Se suicider, c'est peut-être vouloir se donner une réponse à des questions qui n'en comportent pas." Maurice Toesca

# Posté le jeudi 27 août 2009 11:28

"La dépression frappe au hasard : c'est une maladie, pas un état d'âme..."

DÉPRESSION :

Maladie psychique se manifestant par une tristesse, une perte d'intérêt et d'estime de soi, un sentiment de culpabilité voire une tendance au suicide.

La dépression est une maladie psychique. Les personnes atteintes sont tristes, n'ont plus goût à rien et se sentent sans valeur. Une dépression peut être déclenchée par un événement tragique (deuil) ou n'avoir aucune cause apparente. Plusieurs molécules du cerveau sont impliquées dans la dépression, c'est pourquoi les patients sont soignés par des médicaments agissant sur le cerveau. Il existe plusieurs formes de dépression : la dépression réactionnelle (à la suite d'évènements tragiques), la dépression mélancolique (sans cause apparente) et la psychose maniaco-dépressive (qui comporte des épisodes d'euphorie). La dépression résulte sans doute d'un ensemble de facteurs : prédisposition génétique (prouvée pour la forme maniaco-dépressive), environnement, ... La cause biologique de la dépression est souvent un déficit de certains neurotransmetteurs : la sérotonine et la noradrénaline. Les médicaments antidépresseurs traitent la dépression en restaurant des quantités normales de ces neurotransmetteurs. La forme maniaco-dépressive se traite aujourd'hui par du lithium. Un suivi psychiatrique voire psychothérapique est recommandé parallèlement à la prise de médicaments.

SYMPTÔMES
Au moins cinq des symptômes suivants doivent avoir été présents pour une durée d'au moins deux semaines; au moins un de ces symptômes est soit 1: Une humeur dépressive ou 2: Une perte d'intérêt ou de plaisir.

1:
Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet (par exemple, se sent triste ou vide) ou observée par les autres (par exemple., pleure) -Éventuellement irritabilité chez l'enfant et l'adolescent.

2:
Diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).

3:
Perte ou gain de poids significatif en l'absence de régime (par exemple, modification du poids corporel en un mois excédent 5%), ou diminution ou augmentation de l'appétit presque tous les jours. -Chez l'enfant, prendre en compte l'absence de l'augmentation de poids attendue.

4:
Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.


5:
Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constaté par les autres, non limité à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur).

6:
Fatigue ou perte d'énergie presque tous les jours.


7:
Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d'être malade).

8:
Diminution de l'aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).

9:
Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.




Si vous croyez être dépressif et que vous ne savez pas trop ou en est rendu votre état, je vous laisses le lien d'un site, ou vous pourrez faire un test:









Tu crois être dépressif? On t'a diagnostiqué une dépression?

Tu prends des anti-dépresseurs ou tu en a déjà pris?

T'as fait le test? Si oui, ça te donne quoi?

"La dépression frappe au hasard : c'est une maladie, pas un état d'âme..."

# Posté le mardi 23 juin 2009 09:49

Modifié le samedi 26 septembre 2009 08:51

"A force d'oublier, on se sépare de soi, c'est une mutilation ; il ne nous reste plus alors que notre pauvre petit présent..." Jean-Claude Clari

Pourquoi se faire mal ?
L'automutilation peut se faire de différentes manières. Que ce soit avec un rasoir ou un cutter, des brûlures, des morsures...Cela sert en général à contrôler nos émotions, nos angoisses, les colères, etc. La personne souffrant de ce problème ne le fera pas en publique, elle tentera de cacher ses activitées, que ce soit en s'y adonnant dans sa chambre ou dans la salle de bain.

Fous?
Une personne se mutilant peut-elle être considérée comme étant folle? Masochiste? Non. Souvent, ces personnes souffrent trop et elles ne savent pas comment extérioriser clairement leurs sentiments. Alors la seule solution qui s'impose, c'est celle-ci. Ça fait mal? Non. Parce que la douleur physique n'est rien comparé à la douleur psychologique. L'automutilation va simplement faire un effet de bien être, un poids immense qui s'enlève de nos épaules. Est-ce la bonne solution? Non, mais quand on ne voit plus d'espoir, c'est dur de faire autrement.

Ils essaient de le cacher, mais en sont-ils réellement capables?
Il existe plusieurs signes frappants qui peuvent nous indiquer si une personne se mutile:

-présenter des blessures fréquentes et inexpliquées comme des coupures et des brûlures;
-porter des pantalons longs et des chandails à manches longues lorsqu'il fait chaud
-avoir de la difficulté à gérer ses émotions
-avoir des problèmes relationnels


Bien sûr, n'allez pas accuser votre ami/e de se mutiler parce qu'il ou elle présente un des symptômes ci-dessus. Ce sont des cas de généralités.


Tu connais quelqu'un qui se mutile?
Tu reconnais des symptômes qu'un de tes proches a?
As-tu déjà tenté de te mutiler?


"A force d'oublier, on se sépare de soi, c'est une mutilation ; il ne nous reste plus alors que notre pauvre petit présent..."     Jean-Claude Clari

# Posté le lundi 15 juin 2009 21:09

Modifié le lundi 24 août 2009 07:42

"Du moment que des esprits sublimes, passant de bien loin les bornes communes, se distinguent, s'immortalisent par des chefs-d'oeuvre, comme ceux de M. votre frère, quelque étrange inégalité que, durant leur vie, la fortune mette entre eux et les plus grands héros, après leur mort cette différence cesse" Jean Racine

"Du moment que des esprits sublimes, passant de bien loin les bornes communes, se distinguent, s'immortalisent par des chefs-d'oeuvre, comme ceux de M. votre frère, quelque étrange inégalité que, durant leur vie, la fortune mette entre eux et les plus grands héros, après leur mort cette différence cesse"   Jean Racine
Différence:
Caractère ou ensemble de caractères qui dans une comparaison, un ordre, distinguent un être ou une chose d'un autre être, d'une autre chose. Le constat d'une différence dérive souvent vers une interprétation de valeur, instituant une possibilité de classification sur une échelle de valeur.




Parce qu'aujourd'hui, il y a de plus en plus de gens qui critiquent notre société, son fonctionnement, ses acteurs et ses valeurs collectives. Je fais partie de ces gens, qui ne sont pas en accord avec l'organisation dans laquelle nous sommes tous pris. Mais je n'aurais pas la prétention d'affirmer que je suis différente des autres, dû à ma façon de voir la race humaine.
Pourtant, certains le font. Hypocrisie totale selon moi.

Nous encourageons tous, d'une manière ou d'une autre, le bon fonctionnement et la réussite de notre société. Que ce soit en allant au supermarché, en achetant des vêtements, des clopes, des appareils électriques, etc.
C'est un cercle vicieux; le producteur met en vente ses produits, nous les achetons, il en revend...
Mais pouvons-nous simplement faire autrement? Non. En tant qu'êtres humains, nous avons des besoins à combler et ces articles représentent une nécéssité pour vivre.

Nous pourrions toujours retourner à l'âge de pierre, en chassant les bêtes avec des lances, mais nous avons perdu tout instincs de survie, du moins, en nature. Nous ne sommes que de pauvres enfants gâtés, dans une société matérialiste axé sur l'argent, la réussite et la classe sociale.

Je fais partie du pilier qui tient en place notre société, tout comme vous. Nous rentrons tous dans la même catégorie, peut importe nos opinions. Cessez de vous voiler là face, nous sommes tous pareils. Au diable l'hypocrisie, assumez merde! De toutes façon, on ne peut rien faire de plus.




Les chiens ne font pas des chats


Bien à vous chers moutons,
Psychose Schizoide

# Posté le vendredi 31 juillet 2009 13:37

Modifié le samedi 01 août 2009 09:22

"Les anges sont des êtres de vapeur et d'écume, ils n'ont pas de mains, ils n'ont pas de pieds, ils n'ont qu'un sourire incertain avec du blanc autour." Daniel Pennac

Je veux vivre

Allongé à plat ventre, face contre terre, je peux sentir la fraîcheur de l'herbe sous mon ventre, le crépitement des feuilles affaiblies sous mon poids, le ruissèlement des sanglots du ciel tentant désespérément de retomber au sol, d'échapper à cet affreux rictus que forment mes lèvres. Et puis cette main, qui m'agrippe avec une telle fureur, me laissant à sa merci, paralysé de douleur, encore une fois. Je n'ai plus la force de résister...
Ses griffes s'enfoncent un peu plus dans ma chair et mon visage est de nouveau plongé au c½ur de ce froid glacial. Je cris, mais il n'y a personne. L'écho de ma voix se perd de nouveau, vacillant entre terreur et oubli, elle clame sa peine une dernière fois, avant de finir noyé dans cet océan de sanglots, mon tombeau. Je souhaiterais hurler jusqu'à ne plus voir la couleur de la haine, hurler pour oublier, effacer cette amertume et ce mal-être... Hurler pour vivre. Mais rien ne sort. Le silence m'oppresse, je suffoque. Alors la pression se relâche et j'émerge une fois de plus de ce cauchemar. J'essaie en vain de me relever, appréhendant un nouveau combat, mais mon corps ne me suit plus... Je traîne péniblement ma pauvre carcasse au pied d'un arbre, lacéré par cette souffrance, je m'effondre. Ce déchirement en vaut-il réellement la peine? Oui. Je veux vivre. Mon regard se tourne en direction du lac, mais il n'y a personne. Le temps semble s'être arrêté. Tout est si calme. Seul le rythme de ma respiration saccadée perce l'obscurité. Je n'aurais jamais cru ressentir un tel besoin, d'entendre du bruit. Il n'y a rien. Ne serait-ce que le calme de la forêt. Depuis le début j'étais seule... Et c'est alors que je réalise que mon bourreau, c'était moi.

Parce qu'il m'a fait réaliser que je devais me battre...
"Les anges sont des êtres de vapeur et d'écume, ils n'ont pas de mains, ils n'ont pas de pieds, ils n'ont qu'un sourire incertain avec du blanc autour." Daniel Pennac
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# Posté le lundi 20 juillet 2009 15:19

Modifié le mardi 28 juillet 2009 11:37

"L'absence de l'être aimé laisse derrière soi un lent poison qui s'appelle l'oubli."


Danse rythmique

Ange déchu fendant le ciel,
Tel des éclats de verres sur ma peau,
Ses longues ailes lacèrent le firmament,
Son esprit hante mes nuits,
Se frayant un chemin parmi mes songes,
Mon passé entre ses mains,
Mon c½ur contre son corps,
Deux êtres ne formant plus qu'un...
Qu'une coquille décharnée par des rêves brisés...

Le rythme de son sang résonne dans ma tête.
Tout comme les éclairs foudroient la terre,
Ses mots s'enfoncent dans ma chair,
Tout comme la tempête ravage l'océan,
Le flot de ses larmes emprisonne mes espoirs,
Balayant mes souvenirs, ne laissant que du noir,
Bafouillant mes écrits, m'emportant dans la mort...

Main dans la main nos deux corps s'approchent,
Surplombant la vallée,
Les terres sombres et froides de l'Enfer...
Dans le jardin d'Eden, chantent les dieux,
Valsant et tournoyant, dans la pénombre des cieux...
L'astre lumineux reflète un visage,
Celui d'un damné, celui d'un ange,
Tandis que la haine déforme son regard,
Les vagues de l'amour transporte son c½ur,
La sève coule, martelant ses tempes,
Une seule idée, un coup de détente,
Puis plus rien, ne serait-ce que le silence...


Copyright © 2009 All rights reserved 2alone
"L'absence de l'être aimé laisse derrière soi un lent poison qui s'appelle l'oubli."

# Posté le vendredi 17 avril 2009 08:33

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 10:27

"Il faut croire aux étoiles, tes angoisses et tes tourments ne sont qu'un grain de sable, qu'une larme dans l'océan."

Un mot... Et cette douleur qui transperce vicieusement ma chair, agrippant sauvagement mon c½ur, jusqu'à ne plus être qu'un tas de poussières, une carcasse dévorée par les vermines de mon corps... Tue moi! Brûle moi! Je t'en supplie, dévore moi! Je te laisse me déchirer; arracher, décapiter mes membres et les jeter comme bon te semble... Frappe moi avec tout cette fureur qui habite ton être, je veux apercevoir la noirceur de ton âme sur mon corps. Fais moi hurler jusqu'à ce qu'il n'y ai plus qu'un silence étouffant. Pend moi par les pieds, le dos et resserre cette corde autour de mon cou. Lapide moi de tes roses haineuses, je souhaite sentir leurs épines s'enfoncer dans ma peau et voir mon sang couler à flots! Regarde cette pauvre charogne, prend la, touche la, caresse la! Viole mon âme il t'appartient!
Nourris toi de ma flamme... Je ne veux pas vivre, alors achève moi...
Et ce je t'aime murmuré à l'oreille, me tuant un peu plus chaque instants...
Je serai ton pilier, laisse moi vivre ses horreurs à ta place. Je veux connaître ta souffrance, la partager...
Je t'aime, tue moi...


C'est très confus, j'en suis consciente, mais c'est comment je me sens...
Je ne veux pas vivre, mais cela ne veut pas dire que je veux mourir pour autant...
Ce texte est loin d'égaler la beauté et la tendresse de ce que tu m'as écrit, j'en suis désolé... Néanmoins, j'espère que tu en comprendras le véritable sens...

Je t'aime, Princesse.
"Il faut croire aux étoiles, tes angoisses et tes tourments ne sont qu'un grain de sable, qu'une larme dans l'océan."

# Posté le lundi 10 août 2009 23:24

Modifié le samedi 26 septembre 2009 08:51

Sous une lune de béton...

Le vent soufflant dans son épaisse chevelure noire, la lumière des réverbères éclairant son teint cireux, l'homme avançait, à l'affût de chaque fait et geste. Le son mélodieux de la bourrasque
dans les feuilles lui rappelait d'agréable souvenirs. Ils étaient si proche... Ou peut-être était-ce il y a quelques jours, quelques semaines, voire même une année... Il l'ignorait, mais ne cherchait pas à en trouver la réponse. Il ne pensait qu'à elle, cela le satisfaisait, il ne souhaitait pas envahir ses douces pensées de questions inutiles. Il se rappelait son visage angélique, ses yeux d'un bleu si pur et si profond, dans lesquels il avait l'habitude de se noyer, ses longs cheveux dorés rayonnant au soleil, sa magnifique peau blanche, pure comme la neige, son odeur enivrante, reflétant l'image d'une rose écarlate s'épanouissant au levé du jour... Elle était si belle... Un léger sourire s'afficha sur son visage froid lorsqu'il se remémora ses vieux écrits;

«À la lueur de nos souvenirs,
Je m'en irai
Lorsque l'ombre pointera
Au coin de ton sourire
Je m'en irai »

Sortant de ses rêveries, l'homme alla s'asseoir sur un vieux banc. Il avait autrefois l'habitude d'y venir, lorsqu'il ressentait le besoin d'être seul. L'astre lumineux de la lune transperçant le fin feuillage des arbres, le gazouillis des petits oiseaux attendant leur repas avec impatience, les jeunes chiens errants dans les rues, cherchant désespérément un doux foyer ou passer la nuit... Tout ceci l'aidait à oublier ses problèmes, à oublier son existence, du moins, pour quelques instant. Il n'y était pas revenu depuis sa rencontre avec « sa » Juliette. L'unique personne qui avait su le comprendre, le soutenir... Et ironiquement, il y revenait aujourd'hui par sa faute. Depuis qu'elle était partie, toute sa vie s'était effondrée. Il n'éprouvait plus aucun plaisir à vivre, son c½ur et son âme étaient vides d'émotion, de joie et d'amour. Ne restait plus que le triste souvenir d'une existence autrefois heureuse. Mais ne pouvant se résoudre à la perdre définitivement, le malheureux lui envoyait des lettres, espérant la voir revenir... Mais son souhait ne fût exaucé. Comme unique réponse, il reçut un refus. « Je ne pourrai t'aimer que lorsque nous serons enfin séparés » Des paroles si cruelles, mais à la fois si réconfortantes. Il savait maintenant qu'elle l'aimait, ne restait plus qu'à lui envoyer une dernière lettre :

« Je te hais et pourtant,
Je t'aime et pour ça
Ignorant tes remords
Sans plus amples émotions,
Ignorant ma douleur
Sous une lune de béton
Je me suis donné la mort,
Pour mieux trouver ton amour »

En lisant cette lettre, les yeux de la jeune femme furent submergés par une douce vague de sanglots. Elle ne lui en voulait pas, au contraire, elle était heureuse. Serrant la feuille entre ses doigts, elle enfila son manteau puis sortit à l'extérieur. Ses pieds lui semblaient si lourd, elle n'avait qu'une envie, aller le rejoindre au plus vite. Elle arriva enfin au parc. Il était là, assis sur un banc, la lumière blanchâtre de la lune éclairant sont magnifique visage. Elle avança timidement dans sa direction. Il n'était plus de ce monde, mais elle se sentait si proche de lui... Elle s'assit à ses côtés, souhaitant rester ainsi pour l'éternité...




Les poèmes présents dans ce texte ne sont pas de moi
Sous une lune de béton...

# Posté le lundi 20 octobre 2008 17:42

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 10:32

"Un homme qui n'est choisi que pour remplacer un mort n'est-il pas voué à la mort par l'exigence du rôle même?" Claire Martin

365 jours, mes souvenirs renaissent, me fracassent...
Ta voix me reviens, comme si elle ne m'avait jamais quitté,
Dans cette pièce, les murs crient ton nom,
Me faisant perdre peu à peu la raison,
Une fenêtre s'ouvre sur le passé,
Inhalant ton absence incessante,
Je m'imprègne de ton doux parfum...
Dans les bras de ton fantôme je clame ma peine,
« Je t'en prie, reviens! Reviens vers moi ... »
Un sourire, une douce parole,
Tout deux éteints en ce silencieux bémol...


365 jours, je m'effondre à nouveau...
Les images me reviennent.
Penchés sur ton joli corps,
Ces êtres se pressaient,
T'envoyant un dernier au revoir,
Salissant ton masque de leurs pleurs,
De leurs dernières lueurs d'espoir.
Et il y avait toi, si beau mais si triste,
Le visage pâle,
Paralysé par le temps,
Cet affreux rictus sur tes lèvres...
Et ce baiser déposé sur ton front,
Aussi délicat qu'une colombe,
Fendit le ciel de ses cendres,
Enlaçant ta carcasse tendrement...


365 jours à attendre ton retour...
Et dans ce silence infini je te revoyais,
Guettant désespérément ton retour dans le présent,
Cheveux noirs, sourire triste, regard transparent...
Arrêtant tous les passants,
Retombant à chaque fois,
Ils n'étaient pas toi... Ils ne le seraient jamais.
Je me souviens de ces lettres envoyées,
Remettant en doute ta destinée...
Laisse moi oublier le temps d'une nuit,
Oublier que tu es parti,
Laisse moi espérer,
Pouvoir un jour te retrouver...


365 jours, pour comprendre que tu étais parti...
365 jours dans un monde d'illusion...


Et ton sourire se fige dans une éternelle trahison...
"Un homme qui n'est choisi que pour remplacer un mort n'est-il pas voué à la mort par l'exigence du rôle même?"   Claire Martin

# Posté le samedi 27 décembre 2008 14:31

Modifié le samedi 19 septembre 2009 13:44